L’énigme des 15 ( Les réponses )

Vous la connaissez maintenant par cœur cette photo… 1908 et l’équipe du Stade Toulousain.

Merci Juliette pour ce voyage de plus de un siècle en arrière et nous avoir plongé dans la vie de ces héros d’un autre temps…

Le temps est venu des réponses…

1) Fouchou

 Peu de surprises dans ce corrigé puisque la plupart des participants ont trouvé les bonnes réponses ! 

a). De quoi est-il décédé ? 

Dans La Petite Gironde du 24-11-1919 on trouve l’article suivant :

Maurice Fouchou, joueur au Stadoceste Tarbais, est décédé à 34 ans d’une grave infection généralisée. Voici le comparatif du joueur Fouchou du Stadoceste Tarbais et du Stade Toulousain :

Il s’agit bien du même joueur. Maurice Fouchou, joueur au Stade Toulousain puis au Stadoceste Tarbais est donc décédé d’une grave infection généralisée en novembre 1919.

b). Quel diplôme avait-il au moment de son décès ?

Pour trouver son acte de décès il fallait aller sur le site des archives municipales de la ville de Tarbes, pas aux archives départementales. On le trouve le 21-11-1919 :

 

D’après cet acte, Maurice Fouchou était licencié en droit. Il est aussi précisé qu’il avait été décoré de la croix de guerre. Or selon Philippe Trameçon, chaque citation à cette décoration s’accompagnait d’un diplôme nominatif précisant les motifs qui avaient conduit à distinguer le combattant à l’ordre du Régiment, du bataillon, de la Brigade de la Division, du Corps d’Armée ou de l’armée. Après avoir confirmé cette info, j’ai également validé cette réponse. Par contre, Fouchou n’avait pas de doctorat en droit. Sa fiche matricule indique qu’il était aspirant au doctorat en droit, mais son décès à la guerre ne lui a pas permis de terminer ses études.

 


2) Léry : La première question a posé des problèmes a environ la moitié d’entre vous…. La deuxième a été résolue par tout le monde même si certains ont indiqué la date de l’acte au lieu de la date de naissance et d’autres ont mal orthographié la commune (-0.1/1 point).

a). Dans quel club a-t-il fait ses débuts ?

Voici pour commencer de quoi il avait l’air :

Cet article publié en 1938 au moment de son décès dit que Octave Lery a fait parti de l’équipe de rugby de l’association de l’école vétérinaire de Toulouse :

Cet autre article du 11-05-1938 dit qu’Octave Léry fit ses débuts dans la vie sportive dans l’équipe des « Vétos » :

Cependant, le 12-05-1938, l’Indépendant des Basses Pyrénées annonce que Octave Léry a fait ses débuts à l’équipe des Muguets de Clermont-Ferrand avant de rejoindre les « Vétos »:

Cet autre article dans L’Auto-Vélo du 22-10-1920 indique que Octave Léry a commencé le rugby au Lycée de Clermont-Ferrand :

Le club des Muguets est-il le club du Lycée de Clermont-Ferrand ? Le Lycée de Clermont-Ferrand avait un club sportif nommé « les Iris » et non pas les Muguets… Voici une photo de 1901 où figure Octave Léry :

La réponse correcte est donc qu’Octave Léry a débuté dans le club des Iris du lycée de Clermont-Ferrand. S’agit-il vraiment d’un club ? je dirai que oui mais ceux qui m’ont dit qu’il avait joué au lycée de Clermont-Ferrand et que son premier club était le club des Vétos n’ont pas été pénalisés. Par contre ceux qui ne m’ont parlé que des « Vétos » n’ont pas eu de points… Ceux qui m’ont répondu les Muguets ont trop fait confiance à la presse et ont eu 0.75 sur 1.

b). Où et quand est né son père et quel métier exerçait-il ?

D’après un des articles précédents, Octave Léry est né à Saint-Flour (Cantal) vers 1884. Or si on va sur le site des archives du Cantal, on ne trouve pas sa naissance. Une page Wikipedia qui lui est consacrée dit qu’il est né le 15-11-1885 à Toulouse. Mais là non plus, pas de trace de sa naissance. Par contre on trouve sa fiche matricule dans le Cantal qui dit qu’il est né à Bourg-Lastic. Ces informations permettent de trouver son acte de naissance à Bourg-Lastic (Cantal) le 15-11-1885 :

On y apprend qu’en 1885 le père d’Octave Léry est Gilbert Léry. Il avait 35 ans et était brigadier de gendarmerie à Bourg-Lastic.

On pouvait aussi trouver son lieu de naissance en regardant les recensements de Toulouse de 1936. Lors de son décès en 1938, les remerciements suite au décès (La dépêche du 15-05-1938) donnent son adresse :

En regardant dans le recensement de Toulouse de 1936, allées Charles-de-Fitte on trouve ceci :

Octave Léry est né en 1885 à Bourg-Lastic. Il vit avec son épouse, Lucie Larquier née en 1891 à Casteide et sa mère Marie Léry-Escot née en 1857 à Sermentizon.

Reste à trouver la naissance de Gilbert Léry vers 1850. On trouve son mariage avec Marie Escot en 1876 dans la commune de naissance de son épouse, Sermentizon :

On y apprend que Gilbert Léry, gendarme, est né le 06-04-1850 à Bussières, commune de Bussières et Pruns (Puy de Dôme). On trouve effectivement sa naissance en ce lieu :

En plus d’être gendarme, Gilbert Léry est nommé sous-lieutenant de la compagnie de Pompiers de Saint Flour en 1903 :

Il sera commandant de la compagnie des Sapeurs Pompiers en 1907. Pour l’anecdote voici un article paru dans L’auvergnat du 15-09-1907 dans lequel on apprend que Gilbert Lery a tiré accidentellement une balle dans le visage de son fils Octave :

 


3). Henri Avéjean :

Pour la première question tout le monde a trouvé que c’était en Allemagne mais seul la moitié d’entre vous a donné le lieu exact. La deuxième question a été trouvée par quasiment tout le monde.

a). Il monte une équipe en 1916. Où la monte-t-il ?

Pour son identité on m’a proposé Edmond Jules Henri ABEJEAN mais je n’ai trouvé aucune preuve de cela. De plus en consultant sa fiche matricule, on constate qu’il est décédé en 1907. Il ne peut donc pas jouer au rugby en 1908

Par contre de nombreuses mentions d’un certain Henri Avej(e)an peuvent être trouvées dans la presse.

La réponse à la question ci-dessus se trouve dans la revue Rugby du 04-11-1916 :

On apprend que Henri Avéjan, surnommé « le colosse » était dans un camp de prisonnier en Allemagne et il y « a constitué une équipe qu’il dirige magistralement ».

On peut trouver sa fiche matricule dans les archives de Haute-Garonne :

On peut voir qu’il a disparu en 1914. Il a été déclaré prisonnier le 15-01-1915 dans le camp de Torgau puis il a été transféré à Zerbst le 26-04-1915. On le trouve sur la liste des prisonniers de ce camp

Il est resté dans ce camp jusqu’à l’armistice. En 1916 Henri Avéjan a donc monté une équipe dans le camp de prisonnier de Zerbst en Allemagne. Ceux qui m’ont dit qu’il montait l’équipe à Torgau ont ½ point.

b). Qui est son grand père maternel (nom, prénoms, date et lieu de naissance).

Sa fiche matricule nous apprend qu’il est né à Montastruc-de-Saliès le 08-09-1885 de Blaise Hippolyte et Jeanne Marie Hortense Montfort. On trouve ainsi son acte de naissance :

Sur Geneanet on peut voir que le mariage de ses parents a eu lieu à Saleich le 26-09-1884, ce qui permet de le trouver dans les Archives :

On apprend que le grand-père maternel de Henri Avejan est Jean Bertrand de Montfort, instituteur, âgé de 43 ans en 1876 (donc né vers 1833). Il est l’époux de Jeanne Henriette Dorothée Encausse. Leur mariage n’a pas eu lieu à Saleich où est née leur fille en 1864. Pour trouver le mariage, ce qui pouvait mettre sur la piste est le décès à Saleich d’une certaine Clementine Encausse le 19-04-1896. Celle-ci est native de Larroque. Il y a donc des Encausse à Larroque. On trouve le mariage de Jean Bertrand de Montfort et Jeanne Henriette Dorothée Encausse dans cette commune le 15-02-1863 :

On apprend que Jean Bertrand de Montfort est né à Balesta (Haute-Garonne) le 22-02-1841 de Thomas Montfort et Bertrande Encausse. On trouve effectivement son acte de naissance à cette date dans cette commune 

4). Laporte :
a). Où habite-t-il en 1896 ?
Une page wikipedia est consacrée à Pascal Laporte, joueur du Stade Bordelais et du Stade
Nantais Université Club. Est-ce lui qui jouait à Toulouse en 1908 ?
Dans le magazine L’Auto du 25-01-1908 on trouve un listing des joueurs toulousains (très
utile pour identifier de nombreux joueurs !) :

On apprend que le joueur Laporte du Stade toulousain se prénomme F. et qu’il était brigadier
au 18ème d’artillerie. Et voici un autre document dans l’Auto du 07-03-1908 qui lui attribue
l‘initiale F. :

 

Est-ce que cela sont des erreurs et que cela devrait être P. Laporte ? J’ai cherché la fiche
matricule de Pascal Laporte qui selon wikipedia est né à Bordeaux le 13-04-1876. La voici :

Il était bien dans le 18ème régiment d’infanterie et sa taille de 1m75 correspond aussi. Par
contre en 1906 il déménage à Nantes :

De plus, je n’ai trouvé aucun document prouvant le passage de Pascal Laporte à Toulouse. Il
semble que de Bordeaux il soit parti directement à Nantes.
Voici un document paru le 13-12-1923 dans Le Miroir des Sports dans lequel est retracé le
parcours de Pascal Laporte :

Pascal Laporte joue au stade Bordelais jusqu’en 1907. Il est ensuite appelé à Nantes pour son
travail où il fonde la Stade Nantais Université Club. Or voici un article trouvé sur internet sur
l’historique de ce club :

Le club a été fondé en 1907, donc encore une fois il semble presque impossible que Pascal
Laporte ait joué au Stade Toulousain. Si ce n’est point lui, de qui s’agit-il ?
Donc je ne pense pas que Pascal Laporte est le joueur sur la photo. Pour ceux qui ont répondu
aux questions en le prenant comme joueur, il habitait Liverpool en 1896 (Adresse lors de son
recrutement Fiche matricule). Mais cela ne vous rapporte pas de points…
La piste d’un F. Laporte brigadier au 18ème d’artillerie mesurant 1m75 et pesant 82kg
redevient d’actualité… J’ai trouvé la fiche matricule d’un Frédéric Laporte dans le Tarn:

Il habitait Toulouse et était bien au 18ème d’artillerie, mais pas brigadier puisqu’il était
médecin. Donc peu de chance que cela soit lui…. Je n’ai pas trouvé d’autres F. Laporte
pouvant correspondre mais peut être quelqu’un le trouvera…. ??
Cependant, en fouillant plus la presse, on trouve mention d’un certain Henri Laporte en 1908,
l’année de la photo de l’énigme dans la revue L’Auto du 22-03-1908 :

Un zoom sur la partie qui nous intéresse :

 

Ce Henri Laporte est brigadier au 18ème d’artillerie comme le F. Laporte. Je suppose donc
donc que les articles mentionnant F. Laporte ont fait une erreur sur l’initiale. J’ai donc
cherché ce Henri Laporte. Il est âgé de 22 ans en 1908 donc né en 1886-1887. J’ai trouvé un
Henri Alexandre Laporte né à Toulouse en 1888.

 

 

En 1908, Alexandre Laporte était bien brigadier au 18ème d’artillerie. De plus, voici un article
dans la revue Rugby du 21-10-1916 :

Le rugbyman Henri a été blessé le 18-02-1915. Or voici ce qu’on voit sur la fiche matricule
de Henri Alexandre :

Je pense donc qu’il s’agit de la personne recherchée. Reste à savoir où il habitait en 1896. Il
avait 12 ans donc on a de grandes chances de le trouver chez ses parents. D’après sa fiche
matricule, au moment de son recrutement en 1906 sa famille vit au 25 Port Garaud. J’ai
regardé à cette adresse sur le recensement de 1896 et voici ce qu’on trouve :

En 1896, Henri Alexandre Laporte vit au 25 Port Garaud avec ses parents Raymond
Laporte et Henriette Laporte (Lapère selon fiche matricule). Vous n’êtes que 5 à avoir
trouvé la bonne réponse ! Parmi ceux qui avaient identifié Henri Alexandre, on m’a
proposé d’autres adresses : 43 rue Alsace Lorraine (j’ai regardé le recensement, et pas
de Laporte….), 2 rue Lapeyrouse (on y trouve une Delphine Laporte âgée de 64 ans
mais pas Henri ni ses parents).
b). Où et quand sont décédées ses épouses ?
Pour ceux qui étaient partis sur Pascal Laporte, juste pour info, sa première épouse Julienne
Augustine Gouron, est décédée le 23-04-1917 à Nantes et sa seconde épouse Marie Louise
Octavie Julienne Belliveau est enterrée à Nantes au côté de Pascal mais elle est décédée au
Croisic le 26-12-1979 (fichier INSEE). Cependant même pour ceux qui avaient trouvé ses
infos, pas de points car ce n’était pas le joueur toulousain.
Henri Alexandre Laporte est né, selon sa fiche matricule, le 02-03-1888. Voici son acte de
naissance :

On peut voir en mention marginale qu’il s’est marié le 02-12-1911 à Toulouse avec Marie
Louise Touron, puis il a divorcé et épousé le 12-06-1946 à Toulouse Eva Joséphine Segala.
En consultant l’acte du premier mariage, on apprend que Marie Louise Touron est née à
Toulouse le 03-04-1889 :

 

Voici son acte de naissance :

En mention marginale, on apprend que Marie Louise Touron est décédé à Toulouse le 22-
03-1975.
Sa deuxième épouse Eva Joséphine Segala est décédée le selon les fichiers INSEE le 05-
11-1982 à Mont de Marsan (40). Elle était née à Dernacueillette (11) le 10-05-1904. On
pouvait trouver son acte de naissance sur geneanet (pour les abonnés uniquement je pense).
Le voici :

Les mentions marginales précisent son mariage avec Henri Alexandre Laporte et son décès le
05-11-1982 à Mont de Marsan.

5). Georges Huggins :

a). Dans quelle ville se rend il en janvier 1910 ?

Dans la revue Rugby du 14-07-1917, on trouve l’article suivant :

Nous cherchons donc un certain Georges Huggins de nationalité anglaise. Dans le recensement de Toulouse de 1891, indexé sur FamilySearch, on trouve la famille suivante dans la rue Alsace-Lorraine :

 

On voit un certain Georges Williams Huggins né vers 1881 fils de Thomas Huggins et Gabrielle Jeanne Marie Gomez. Georges Huggins est né à Toulouse le 08-04-1881 :

 

Toujours dans FamilySearch, on pouvait trouver le document suivant 

Il s’agit de la liste des passager arrivés à New York le 31-01-1910. On y apprend que Georges William Huggins, docteur en médecine résidant à Toulouse (France) se rend à Philadelphie, à la Post Graduate School, Chesnut, Philadelphia.

b). Un de ses grands-pères obtint la médaille d’argent de 1ère classe de l’Académie des Science de Toulouse. Trouvez l’acte de naissance de ce grand-père.

Les parents de Georges Williams Huggins, Thomas Huggins et Gabrielle Jeanne Marie Gomez se sont mariés à Toulouse le 30-04-1879

On apprend que Thomas Huggins est né à Birmingham de Guillaume Huggins domicilié à Birmingham. Il serait donc étonnant qu’il ait reçu un prix à Toulouse. La mère du rugbyman, Jeanne Marie Gabrielle Geoffroy-Gomez est née à Miramont (Lot et Garonne) le 06-09-1857 de Geoffroy-Gomez, dentiste, et Françoise Delphine Penne. Une recherche sur Gallica avec les mots clés « geoffroy-gomez » et « dentiste » conduit au document suivant paru dans l’Annuaire de l’Académie des Sciences, Inscriptions et Belles-Lettres de Toulouse (pour l’année académique 1872-1873) :

 

Reste à trouver son acte de naissance. Jeanne Marie Gabrielle Geoffroy-Gomez étant née à Miramont (Lot et Garonne) en 1857, c’est dans cette commune qu’on trouvait le mariage des grands-parents maternels de George William Huggins le 03-03-1856 :

    

On apprend que Geoffroy Gomez a été déposé à l’hospice des enfants abandonnés de Bordeaux le 15-05-1827. Voici son acte de naissance qu’il fallait chercher à Bordeaux parmi les enfants abandonnés le 16-05-1827 :

Joli parcours professionnel malgré des débuts difficiles !

6) Perrens :

a). Quel sont les revenus annuels de ses parents en 1907.

Dans le magazine L’Auto du 25-01-1908 on trouve un listing des joueurs toulousains (très
utile pour identifier de nombreux joueurs !) :

On apprend que le joueur Perrens du Stade toulousain se prénomme André et qu’il était
étudiant vétérinaire.

En cherchant sur Gallica, on pouvait trouver l’article suivant dans les Rapports et
Délibérations de Gironde (scéance du 21-08-1907):

Il s’agit de l’attribution d’une bourse d’étude à André Perrens à l’école vétérinaire de
Toulouse. On y apprend que ses parents avaient des revenus annuels de 3900 francs.

b). De quelle couleur était le cordon du bonnet du nourrisson trouvé en
1828 et dont le rugbyman est un descendant direct ?

Vu que la demande de bourse paraît dans les délibérations de Gironde, c’est dans ce
département qu’il fallait chercher sa fiche matricule que voici :

On apprend que André Alfred Louis Perrens est né le 31-03-1887 à Bordeaux de Jean Marie
Oscar et de Adelaïde Frêche. Sa fiche confirme qu’il était étudiant vétérinaire à Toulouse. J’ai
donc remonté son ascendance. Ses parents, Jean Marie Oscar et Adelaïde Frêche, se sont
mariés à Bordeaux le 13-12-1881 :

On y apprend que Adelaïde Zénolide Frêche est née à Bordeaux le 05-04-1858 de Dominique
Frêche et Françoise Léonarde. On trouve le mariage de ce couple à Bordeaux le 15-07-1857 :

On apprend que Françoise Léonarde est née à Pujo (Hautes-Pyrénées) le 03-11-1828 de
parents non nommés. Voici son acte de naissance :

On apprend que Françoise Léonard(e), la grand-mère maternelle de André Perrens, a
été abandonnée alors qu’elle avait environ trois jours. Son bonnet avait un cordon
rouge !

7). Serisé

 

a). Où et quand est-il décédé ?

Un certain Gaston Serisé fait partie de la liste de noms figurant sur le monument aux morts des joueurs du Stade Toulousain mort pour la France :

   

IMAGE 1

 

Sur le site de mémoire des hommes, on trouve sa fiche :

 

 

 

On y apprend que Jean Julien Gaston Serisé né le 04-07-1887 à Mesplède est Mort Pour La France le 24-07-1918 à l’hôpital militaire de Zeitenlick, Grèce.

 

Voici où se trouve ce lieu d’après le site :

http://84eri.canalblog.com/archives/2007/04/24/4728348.html:

 

 

Enfin voici sa fiche matricule qui confirme qu’il était bien à l’école vétérinaire de Toulouse :

 

 

 

 

b). Comment est décédé son père ? et son unique frère ?

 

D’après sa fiche matricule, Jean Jules Gaston Sérisé est né le 04-07-1887 à Mesplède de Jean François et Marie Nélace Prat. Ses parents étaient déjà décédés en 1904, année de sa mobilisation. Voici la fiche matricule de son père :

 

 

On voit que son père était instituteur. Une recherche sur Gallica avec les mots clés « serise » et « instituteur » donne accès à l’article suivant de l’Indépendant des Basses-Pyrénées du 07-09-1904 :

 

 

 

Cet article nous apprend que le père du rugbyman, Jean François Sérisé, est mort asphyxié avec du charbon. Il venait de perdre sa femme et l’année d’avant il avait perdu un de ses fils noyé dans la Gave. Même si les actes de naissance ne sont pas accessibles, voici les deux frères Sérisé dans les Tables Décennales :

 

 

On voit que le frère de Jean Jules Gaston se prénommait Jean Baptiste Charles. Un article de La Dépêche du 14-08-1903 décrit la noyade :

 

 

Donc le rugbyman a vu son frère se noyer sous ses yeux en 1903 et a perdu ses deux parents en 1904. Agé de 17 ans il aura pour tuteur son oncle Jean Sérisé d’Arthez (voir fiche matricule). En décembre 1905 il est élève-militaire. Il mourra pour la France en 1918 à l’âge de 31 ans… Triste destin pour cette famille…

 

8). Augustin Pujol :

 

a). Quelle profession exerce-t-il en 1936 ?

 

Dans le magazine L’Auto du 25-01-1908 on trouve un listing des joueurs toulousains (très utile pour identifier de nombreux joueurs !) :

 

 

 

On apprend que le joueur Pujol du Stade toulousain se prénomme Augustin. Une page lui est dédiée sur Wikipedia :

 

 

Voici sa caricature :

 

 

 

Selon Wikipedia, il est né le 10-05-1883 à Toulouse, ce qui permet d’aller chercher son acte de naissance :

 

 

On apprend qu’Augustin Louis Pujol est le fils de Sébastien Joseph Hilaire et Marguerite Zéna Maria Duhard. La mention marginale indique qu’il s’est marié en décembre 1912 avec Paule Bessou. Pour connaître son métier en 1936 j’ai cherché ses adresses successives sur sa fiche matricule :

 

 

 

On voit qu’en 1932 il s’installe 14 rue des Arts à Toulouse. Le voici sur le recensement de 1936 avec son épouse Paule Bessou et un des ses fils et sa belle-fille :

 

 

On voit qu’en 1936, Augustin Pujol était clerc de notaire chez Me Duga.

 

J’ai eu pas mal d’autres réponses que j’ai essayé de vérifier… On m’a dit qu’il était directeur de la Caisse d’Epargne de Castelnaudary. Cette information vient de l’article suivant paru le 26-01-1936 dans le JO :

 

 

Même s’il est vrai que Augustin Pujol est né avec les prénoms Augustin Louis, il se faisait appeler Augustin et non Louis. Je ne pense pas qu’il s’agisse de la bonne personne et je ne peux donc pas valider cette réponse.

 

On m’a encore dit qu’il était fabricant de pâtes alimentaires. C’est effectivement le métier qu’il avait en 1924 d’après sa fiche matricule :

 

 

Mais en 1936 il est bien clerc de notaire…

 

On m’a également dit que Augustin Pujol était commerçant dans les meubles. Cette info vient de la publicité suivante :

 

De plus l’article suivant paru en 1938 relie la Maison Pujol de la rue St-Antoine-du-T aux Pujols du 14 rue des Arts :

 

 

Même si je n’ai pas réussi à identifier les Pujols du magasin, le Pujol qui nous intéresse était bien clerc de notaire chez Me Duga qui exerçait au 10 rue Croix Baragnon, à 160m du 14 rue des arts où vivait Augustin Pujol.

 

b). Un de ces ancêtres s’est noyé dans la Garonne le jour de Noël 1810. Quels objets avait-il dans ses poches ?  

 

Augustin Louis Pujol est né le 10-05-1883 à Toulouse de Sébastien Joseph Hilaire et Marguerite Zéna Maria Duhard. Ses parents se sont mariés à Toulouse le 10-08-1871 :

 

 

On apprend que Marguerite Zéna Marie Duhard est née à Toulouse le 09-02-1854 de Mathieu Duhard et Claire Pierrette Marie Fonrouge qui demeurent à Toulouse. Mathieu Duhard est décédé à Toulouse le 07-01-1905:

 

 

Mathieu Duhard était âgé de 82 ans et originaire de La Magistère (Tarn et Garonne). Il y est donc né vers 1823. Ses parents sont Jean Duhard et Marguerite Jeanne Jaubert. J’ai cherché leur mariage à La Magistère et le voici le 05-11-1821:

 

 

 

 

On y apprend que le père de Marguerite Jeanne Jaubert est feu Louis Jaubert décédé noyé le 25-12-1810 comme constaté par l’acte dressé le 05-01-1811 dans la mairie du Passage d’Agen. Pour trouver l’acte de décès il faut donc aller sur le site des archives du Lot-et-Garonne. Le voici :

 

 

 

 

Cet acte nous apprend que Louis Jaubert avait dans ses poches : un écu de trois livres, une pièce d’un sol et une autre pièce de deux liards, une clef, une tabatière en corne ovale.

 

J’ai eu comme réponse qu’il avait : « un écu de 6 livres, un de trois livres et 21 gros sols plus un couteau jambette ». Ces infos viennent effectivement d’un homme noyé dans la Garonne :

 

 

 

Mais il ne s’agit pas de Louis Jaubert puisque ce noyé a été trouvé à Agen alors que l’acte de décès recherché se trouvait au Passage d’Agen.

 

 

 

 

 

 

A suivre:

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *